"A tous les visiteurs, si vous apportez avec vous votre mets favori, salé ou sucré, si vous savez chanter ou danser sans retenue avec la légèreté du vent printanier et de la rivière en automne,si vous n'affichez pas un air suffisant ou affligé,alors nous partagerons la plus grande joie"



Santoka




mardi 2 août 2011

haïkus de coeur

*















Shiki
even in his room
a poet

George O Hawkins
(for Svetlana)
















mountain views
from the hotel window;
no extra charge

Johnny Baransky
















Barbie bathes
in
Coca Cola







Barbie
wearing her dress
of yesterday's news







fashion designer
to the dolls
my three year old







Barbie wearing
the latest fashion
a cabbage leaf

Donall Dempsey
















new moon turning over the penny in my pocket

Michèle Harvey
















balmy evening
picking up sticks
toddler and sparrow

Kathy Uyen Nguyen
















running through
me, this river
filled with stars . . .

Robert D Wilson
(for Svetlana)















*

lundi 1 août 2011

août commence ...

*















soleil radieux -
le chien-loup
étouffe














départs en vacances -
le soleil d'août
prend toute la place














à la vitre du bus
la montagne verte
où je sommeille














la brise a quitté les feuilles
les mots manquent














journée étouffante -
une femme entre deux âges
fixe son pied droit














Les façades blanches
mes feuilles vierges
recrachent le soleil.
Août commence
sans un souffle.














sur le drap mis à sécher
une pince à linge
s'envole !














un soir sur la Terre -
sous un ciel vert pâle
les rues désertes
















*

verdure




le prix du pétrole ...
là-bas le soleil se lève
sur les fougères de Salazie




*

recovery

*



*






a green light
rising in the mountain ferns -
recovery

une lumière verte se lève

dans les fougères des montagnes -
convalescence










*


cette verdure que tu portes

Cette verdure que tu portes
à fleur de sein
ces simagrées de chatte câline
ces tiédeurs touffues

ces ombres qui transportent de vaillants paysages
ces sommeils incomplets
ces hargnes
et toutes ces divines diableries
dont tu sais embellir ta présence

ces senteurs de printemps en étoiles jetées
ces ombres moites
ces caresses à n'en plus mourir
et tous ces horizons où se posent mes yeux

est-ce bien TOI
ou la seule apparence
derrière laquelle se cachent
tes vraies intimités ?


Jean-Pierre Thuillat, Verglas du bonheur