A demeurer face à la colline, les semelles de ses chaussures se couvrent d'herbes et de boue. Les longues heures y feront pousser des racines. Derrière lui les arbres l'encouragent. Il y a dans leur feuillage des rires tendres. Ils lui murmurent la patience. Il ferme les yeux et sent déjà les frissons dans les boucles de ses cheveux. Déjà il lui semble que les insectes s'approchent. Il y aura, à l'endroit où cligne sa paupière, un nœud de bois. Et le soupir d'aise qu'il pousse en se relâchant se prolongera dans le vent.
un très beau texte Vincent, ainsi que le poème sur la fillette de 9 ans...
RépondreSupprimery a infiniment d'émotion...bravo
Phil